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Histoires parallèles

Asghar Farhadi

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avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney, Vincent Cassel.

Drame, 2 h19, 2026


« En quête d'inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d'en face. Quand elle engage le jeune Adam pour l'aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail jusqu'à ce que la fiction qu'elle avait imaginée dépasse leur réalité à tous. »

Si la réflexion est intéressante, l'objet est très littéraire et s'apparente plus un exercice de style qu’a une œuvre cinématographique. À l'heure où les autofictions se multiplient, une interrogation sur le processus de création ainsi que sur les interactions entre réalité et imagination, avait tout pour séduire.

Malheureusement la mise en images et le déroulement du propos est bien maladroit. Si on reproche à certains films de prendre des raccourcis, on regrette que cela ne soit pas le cas ici, d'autant plus que cela n'aurait pas nui à la compréhension générale.

Sylvie, très bien joué par Isabelle Huppert, est le personnage le plus intéressant. Son activité créatrice est bien rendue. On est tmoin de ce qui nourrit la rédaction de ce roman :  l'observation de son entourage tout autant que sa vie personnelle.

Ce qu'elle écrit est une des histoires parallèles ils dans ce domaine le spectateur est assez rapidement dans le même état d'esprit que l'éditrice de la romancière :  l'ennui !

En filmant l'histoire inventée par Sylvie, le cinéaste nous impose la réalisation cinématographique d'un mauvais livre. D'ailleurs il faut croire que la romancière a conscience de la médiocrité et son manuscrit puisqu'elle l'abandonne sans trop de mal.

Dommage qu'il ait trouvé grâce aux yeux d'Adam qui va le lire en cachette. S'ouvre alors une deuxième partie dans le film. On glisse vers le thriller psychologique. Les changements de point de vue sont pertinents.

La romancière personnifiait ses héros

en utilisant la figure de ses voisins. Le spectateur va découvrir la vraie vie de ces derniers. C'est le lecteur, ici Adam qui met tout le monde dans l'embarras avec son incapacité à faire la différence entre fiction et réalité. Dans les dernières quarante-cinq minutes du film, Asghar Farhadi déroule une multitude de thèmes, perdant ainsi un peu plus notre attention :  mensonge, jalousie, apparence, contrainte…

L

e point de départ presque philosophique se disperse et nous laisse sur le bord de la route avec un sentiment de longueur stérile.

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