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Notre salut

Emmanuel Marre

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avec Swann Arlaud, Sandrine Blanche

Drame, Historique, 2h39, 2026


« Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et de ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l'opportunité de trouver enfin la place qu'il mérite. Dans sa valise, son traité politiques, édité à compte d’auteur :  Notre Salut où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d'ingénieur. Son credo " gagner en efficacité " pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri Marre cherche avant tout à fuir sa propre débâcle…. »


Ce film révèle un puissant paradoxe : il est plus intéressant sur le papier qu'en salle !

Lire les intentions du cinéaste, écouter ses interviews et celles des spécialistes…. suscite un vif intérêt.

À l'écran, la réalisation est déconcertante, la narration provoque l'ennui et les interrogations restent multiples à l'issue de la projection.


Certes il est temps de montrer la collaboration dans sa réalité mais nous infliger de vilaines images pour donner l'impression d'un documentaire pris sur le vif pendant 2h39, c'est dur pour le spectateur !

Plusieurs passages sont pertinents et certaines originalités sont très à propos eut égard au contexte politique actuel. L'introduction de musiques anachroniques peut soulever une forme d'intemporalité. De même que le vocabulaire très contemporain du milieu de l'entreprise cherche sûrement à mettre en lumière les dangers de penser un pays en terme de management.

La rationalisation à l'extrême est dénuée de sentiment et quand elle se lie à l'idée de préférence nationale, l’humanisme n'a plus le droit de cité.


Mis bout à bout, ces éléments auraient pu faire un film acceptable de 1h30. En dehors de ces quelques points d'intérêt, on voit un homme prêt à des malversations pour faire retrouver son confortable niveau de vie à sa famille après avoir perdu la fortune de sa femme. Le rôle principal est souvent hermétique, pétainiste convaincu, gestionnaire zélé mais qui semble peu animée.

Comme lui, on finit par traverser ce film,

voir le subir, sans rien ressentir !

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