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La femme du dimanche

Fruttero

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Points, 1973


« Prenez Turin, ville faussement ordonnée et secrètement folle ; mêlez un architecte minable assassiné, une charmante dame snob, un trafic de phallus en pierre, les collines avec leurs restaurants pour repas d'affaires et leurs sous-bois parsemés de putains, le désordre des bureaux d'urbanisme, un second meurtre en plein marché aux puces, quelques policiers méridionaux, un marbrier à tête d'assassin : vous aurez le roman policier le plus paradoxal, le mieux écrit et le plus amusant que vous ayez lu depuis longtemps. »


La quatrième de couverture annonce un roman paradoxal bien écrit, c'est vrai, amusant ça l’est moins !

Au début, ce n'est pas faux, mais à mi-lecture, on est lassé de cette histoire. La galerie de personnages est intéressante et les auteurs brossent un tableau du Turin des années 1960 assez savoureux, en décortiquant les codes de la bonne société avec une pointe d'ironie.


-La victime est le symbole de la déchéance d'une certaine bourgeoisie. 

- Les suspects appartiennent à la haute société.

-L'enquêteur lui est natif du sud de l'Italie.

-Quant au point de départ de l'enquête, il est donné par des domestiques.

Toutes les couches de la société turinoise sont présentes ici ce qui brouille avait habilement les pistes.


Si la construction du roman est au départ originale, l'histoire est trop longue et trop délayée pour tenir ses promesses jusqu'au bout. On finit presque par s'ennuyer à observer tout ce petit monde qui bavarde. 

À chaque chapitre, on passe d’un personnage à un autre sans avoir le temps de s'imprégner de son histoire et /où de s'attacher à lui à bon ou mauvais escient.

On ne sait jamais dans la narration quand on va retrouver tel ou tel personnage, ni même si on le retrouvera. 


Ça parle beaucoup, forcément dans certains milieux, les discussions de salon remplacent les interrogatoires musclés !

Ce côté roman policier un peu désuet était à l'origine à nos yeux un atout, qui finalement s'est transformé en un inconvénient, celui de nous rendre cette lecture de plus en plus fastidieuse au fil des pages.

Seule reste l'envie de savoir qui a tué ce malotru Garonne….. et même dans ce domaine la chute de n'en vaut pas la peine !

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