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Le mage du Kremlin

de Olivier Assayas

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avec Paul Dano, Jude Law, Alicia Vikander

Thriller, 2h25, 2026


« Russie dans les années 90. L'URSS s'effondre. Dans le tumulte d'un pays en reconstruction, un jeune homme à l'intelligence redoutable, Vadim Baranov, trace sa voie.

D'abord artiste, puis producteur de téléréalité, il devient le conseiller officieux de l'ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur   " Tsar " Vladimir Poutine. »


Le film ne vaut pas le livre éponyme dont il est à l'adaptation (Le mage du Kremlin ) mais il est néanmoins captivant.


Il nous semble qu'un mauvais procès se fait jour autour de cette production laissant supposer qu'elle donnerait une image attirante de Poutine et prêterait des sentiments biaisés aux citoyens russes.

Ce n'est pas l'impression que nous avons eu. Le sujet du film n'est pas le peuple mais la mécanique de la mise en place d'un pouvoir plus qu'autoritaire. Quant à la figure de Poutine elle n'est en rien reluisante du début à la fin du mage du Kremlin.


On a ici une bonne occasion d'embrasser l'histoire d'un pays qui n'a encore jamais connu de véritable démocratie. La narration remet bien en perspective tous les événements dont les médias se sont fait écho mais qu'on oublie trop vite ou qu'avec le temps, on peine à remettre dans l'ordre chronologique.

Poutine n'est pas arrivé au pouvoir par hasard. Les années Eltsine sont plus que désastreuses sur tous les plans laissant penser à la nécessité de propulser un homme fort à la tête du pouvoir pour remettre de l'ordre.


Si le choix de ce dernier se fait tel le choix d'un candidat de jeux télé, c'est sans compter sur le caractère de Poutine. Il a vite fait de manipuler les manipulateurs et d'écarter ces derniers, il est sans état d'âme.


Celui qu'on surnomme le mage du Kremlin est parfaitement interprété par Paul Tano. Son visage, le plus souvent inexpressif, laissant toujours planer un doute sur ses pensées profondes et ses intentions.

Comme dans le livre, il ne semble pas particulièrement animé par une idéologie quelconque. Il est à la fois acteur et spectateur œuvrant pour le maître du Kremlin sans discuter, se prenant totalement au jeu du pouvoir.


Rien n'est au crédit du régime russe ici. On ne peut en sortant de la séance être admiratif, ni de Poutine ni de Baranov, par contre on est anéanti de voir que la Russie ne parvient pas à rompre définitivement avec toute forme d'autoritarisme. 

Il faut lire le livre et voir le film !


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