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The Van

Doyle Roddy

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Trilogie de Barrytown 3/3

Robert Laffont, 1996


« Patatras ! Comme si la vie n'était pas déjà assez compliquée dans la famille Rabbitte, voilà que le bon Jimmy Senior se retrouve au chômage. Pour d'autres, ce serait un drame, pour lui c'est l'occasion de prendre un peu de bon temps. D’autant que son copain Bimbo est dans le même cas. Alors ces deux là occupent leurs journées ensemble. Mais comme ils se lassent vite à ne rien faire, ils décident de se lancer dans un drôle de byzness… »


Chaque volume de cette trilogie est plus consistant que le précédent. L'essentiel reste surtout composé de dialogues mais quelques paragraphes narratifs permettent de faire des pauses salutaires dans les échanges de vannes et répliques qui fusent à tout va. 


Dans The van, on entre plus encore dans l'intimité de la famille Rabbite. Le départ d'un des enfants aurait dû permettre d'être plus à l'aise dans la maison mais comme la famille s'est agrandie avec l'arrivée du bébé de Sharon, la fille aînée du clan, tout le monde reste à l'étroit.

Les conditions de vie difficiles sont bien rendues sans jamais tomber dans le misérabilisme puisque le ton reste toujours celui de la comédie.


Jimmy Senior a perdu son emploi et ce sont ses aventures que le lecteur va suivre. En s'embarquant avec son ami dans la création d’un stand de vente de Burgers et de frites, il ne se doute pas que c'est l'amitié qui va être en péril. Or pour Jimmy Senior, ce sont bien les copains qui font le sel de la vie. 

Réduire ses sorties au pub par manque d'argent, c'est un crève-cœur pour cet homme à la fois agaçant et touchant.


La réfection du van qui va tenir lieu de baraque à frites, donne lieu à des scènes cocasses. Le ton va se faire plus grave quand Jimmy va être confronté aux rapports d'argent et de hiérarchie avec son ami.

Enquiller les Guinness en commentant des matchs, en regardant passer les filles ou la pluie tomber, c'est une chose, travailler ensemble, en est bien une autre.


Après avoir bien rigolé, Jimmy constate que son monde change (famille, amis…)  contre son gré et devra s'interroger sur sa place dans celui-ci.

Après beaucoup de réticence, on s'est finalement bien attaché à cette famille et peut-être aussi habitué au style choisi ici par Roddy Doyle. Ce dernier semble en avoir plusieurs à son arc… ou plutôt à sa plume.

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